Si l’historiographie ne saurait se substituer à la mémoire, elle a pour mission de l’éclairer, de la critiquer et d’empêcher qu’elle ne devienne une prison identitaire. Au Cameroun, la répression politique de longue haleine qui a résulté d’une guerre coloniale mal terminée et d’un nouvel État trop aligné sur l’ancienne métropole a empêché la critique historiographique et la mémoire vivante d’interagir de manière dialectique.


